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Mercredi 30 Juin 2010 |
Crise économique qui augmente les dépenses sociales et réduit les ressources, réforme des collectivités locales qui en obère leur visibilité : ce sont les arguments avancés par les conseillers généraux de l’Isère pour demander que soit rééxaminé, parmi d’autres, le financement des projets menés par le Symbhi.
Après avoir gelé les crédits prévus en 2010 pour les travaux de la première tranche de l’Isère Amont, le président Vallini a clairement indiqué qu’il souhaitait renégocier le financement du projet Isère Amont (dont l’enveloppe globale a été chiffrée à 112 M€) assuré à ce jour à 42 % par le Conseil général, aux côtés de l’Etat (30 %), des intercommunalités (Métro et Communauté de communes du Grésivaudan à hauteur de 20 %) et de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse (8 %).
L’Europe a été appelée à apporter une subvention : le Feder (Fonds Européen de Développement Régional) est en effet en mesure d’intervenir dans le dossier puisqu’il a, notamment, pour vocation de financer les travaux de prévention des risques. Une demande de subvention à hauteur de 12,5 millions d’euros (sur les 45 millions d’euros hors taxe de la tranche 1) a été déposée. Si elle aboutit, cette demande permettrait de démarrer les travaux courant 2011.
Sur un autre dossier, celui des Ruines de Séchilienne, c’est une démarche analogue qui a été entreprise. Les 22 M€ du budget prévu seront répartis à hauteur de 37,5 % pour les collectivités locales, 25 % pour l’Etat, 17,5 % pour la Région Rhône-Alpes et 20 % pour l’Europe. Mais le Symbhi demande à ce que l’ensemble du financement de ses projets soit traité conjointement, et conditionne l’engagement de ces travaux à une plus forte participation financière de l’Etat sur le projet Isère amont.