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Actualités

Romanche : les études environnementales confirment la richesse écologique remarquable du bassin de la rivière

Lundi 04 Mai 2009

Deux bureaux d'études viennent de remettre leurs conclusions sur la qualité des habitats terrestres et aquatiques du bassin de la Romanche.

Le Symbhi a reçu début 2009 les conclusions des études environnementales qu’il avait demandées en 2008 à deux bureaux d’études, Gen Tereo et Ecosphère, sur la qualité des habitats terrestres et aquatiques du bassin de la Romanche et l’impact prévisible des travaux d’aménagement de la rivière sur leur devenir.

Lys orangé
• Chargé de la Romanche amont, Ecosphère estime que la plaine du Bourg d’Oisans apparaît comme « un ensemble de haute qualité écologique ». L’intérêt écologique du site provient surtout de vastes surfaces d’habitats de grande qualité en bon état de conservation. Outre des espèces classiques (oiseaux, reptiles, amphibiens), le site accueille des espèces très rares en Rhône-Alpes, voire en France, comme le criquet des torrents ou le trèfle des rochers, le grand et le petit murin ou encore le crapaud sonneur à ventre jaune.
Trois zones présentent un intérêt particulier : le Buclet (tressage du Vénéon), la Grande source (végétation aquatique) et la Vieille Morte (forêt alluviale). Le secteur des gorges est moins sensible : son intérêt réside dans la présence de pelouses sèches qui habitent de nombreuses espèces.
Parmi les préconisations d’aménagement, notons les dangers liés à la construction d’un barrage et à la réalisation de travaux sur le site du Buclet et, en sens contraire, l’intérêt du projet d’effacement de la digue de rive droite dans le secteur de la Vieille Morte.


coupe de castor
Gen Tereo a pris en charge la partie avale de la Romanche, de la sortie des gorges de Livet-et-Gavet à la confluence avec le Drac. Les responsables de l’étude indiquent que « les sensibilités sont fortes », notamment dans deux secteurs : dans le lit moyen de la Romanche avec la présence du castor, du chevalier guignette et du cincle ; au niveau de l’Ile Falcon où subsiste une zone de divagation particulièrement intéressante.
L’une des zones à enjeux liées aux corridors écologiques se situe au niveau des terrasses de Notre-Dame-de-Mésage : le castor, le chabot et le lézard des murailles pourraient être concernés, par les travaux d’aménagement des digues. Dans l’Ile Falcon, quelques espèces rare de flore sont présentes : l’astragale de Montpellier, l’inule de Suisse ainsi que le saule faux daphné.
L’étude de l’aval a révélé que ce secteur abrite 46 espèces de faune et 3 espèces de flore protégées. Cette étude préconise d’éviter la destruction  d’une partie de ces espèces par des mesures de réduction des impacts adaptées au cas par cas : ainsi, par exemple, en est-il des oiseaux pour lesquels l’étude propose d’adapter les périodes d’intervention des travaux d’aménagement de façon à ne pas perturber certains cycles..