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Mobilisé sur cette question, Robert Veyret se félicite qu’une solution financière ait pu être trouvée entre l’Etat et le Département qui a permis de débloquer les projets d’aménagement de l’Isère Amont et de Séchilienne-Moyenne et Basse Romanche.
Entretien réalisé en novembre 2011.
C’est un sentiment de profonde satisfaction. Nous revenons de loin ! Le dossier était gelé depuis un an, pour des raisons liées à de sérieuses contraintes budgétaires du Conseil général de l’Isère, que je comprends parfaitement. Je salue d’ailleurs ici la part prise par son président André Vallini à nos côtés pour faire avancer le financement complémentaire de ce dossier auprès de l’Etat.
Aujourd’hui, l’engagement accru des pouvoirs publics a permis de débloquer la situation, puisque l’Etat financera 43 % du projet Isère Amont et 33,7 % du projet Séchilienne-Moyenne et Basse Romanche. Au total, la part de l’Etat a été portée de 28 % à 40 % sur ces deux projets. Cet effort de l’Etat a pu être obtenu grâce aux dispositions plus favorables définies par le Grenelle II de l’Environnement, consécutives aux événements du littoral atlantique de début 2010. Nous disposerons donc de 52 millions d’euros pour la première tranche d’Isère Amont et de 25 millions d’euros pour Séchilienne-Romanche.
L’Etat jouera ainsi pleinement son rôle dans ce dossier d’intérêt général, qui relève au premier chef de sa compétence, aux côtés du Conseil général, de l’Europe, du Conseil régional, de l’Agence de l’Eau, de La Métro et des intercommunalités du Grésivaudan, du Sud Grenoblois et de l’Oisans.
Outre le Grenelle II dont je parlais à l’instant, il y a, me semble-t-il, la qualité de ce dossier. Le ministère de l’Ecologie a ainsi souligné que « ce projet présente un intérêt fort et laisse une large place à la prévention, sous la forme d’actions de ralentissement dynamique ambitieuses ». La mise en œuvre des champs d’inondation contrôlée dans la lutte contre le risque de la crue de l’Isère a été particulièrement appréciée par les services de l’Etat. Je tiens à rendre hommage à tous ceux, notamment les collaborateurs et prestataires du Symbhi, qui ont mené depuis des années ces dossiers de façon exemplaire sur le plan technique et en parfaite concertation avec les élus et la population. En outre, autre argument décisif auxquels les pouvoirs publics ont été bien évidemment sensibles, le lancement des travaux va permettre, après la levée des PPRI* de relancer de nombreux projets d’aménagement de zones d’habitation ou d’activités économiques. C’est un sujet sur lequel l’ensemble des élus locaux était très mobilisé.
Le Conseil syndical du 27 juin dernier a pris acte de la décision du Conseil général de voter lors de sa décision modificative des 8 et 9 juin les projets de convention de financement avec les autres partenaires, dont l’Etat. Nous allons donc lancer les travaux dès que ce sera possible. Les premiers appels d’offres pour un certain nombre de lots seront lancés vers la fin de l’année et les travaux pourront ensuite démarrer pour la première tranche d’Isère Amont. Pour la Romanche, il faut passer une étape administrative formelle, l’approbation du PPRI Romanche Aval prévu cet automne, avant de soumettre le projet Séchilienne – Moyenne et Basse Romanche à l’enquête publique et aux autorisations administratives. Les travaux pourront débuter vers la fin 2012. Sur ce dossier, nous commencerons par les Ruines de Séchilienne. Je suis donc très optimiste maintenant sur l’issue de ces dossiers importants pour le département, sur lesquels nous travaillons depuis sept ans déjà !