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Le contexte

Le site

Jusqu'au XVIIIème siècle, la Romanche divaguait dans la plaine de Bourg d'Oisans et sur la plage du Buclet (secteur situé entre la confluence avec le Vénéon, et le lieu-dit La Bayette) causant des dommages importants.

Au début du XIXème siècle, l'édification d'une digue et les plantations de l'ONF dans la plage du Buclet contribuèrent à réduire la divagation du cours d'eau et à protéger Bourg d'Oisans et les hameaux isolés de la plaine contre les inondations de la Romanche.

L'endiguement de la Romanche a été conçu en deux parties distinctes :

la digue de la Croix du Plan, en rive gauche, empêche les eaux de s'écouler dans le secteur habité de Bourg d'Oisans. Sa construction a débuté en 1852 ;

une digue longitudinale, en rive droite, complétée ensuite par des épis, limite les divagations et assure, avec la digue de la Croix du Plan, l'entonnement des eaux de la Romanche vers le système aval.

Le système aval est constitué de deux digues parallèles et rectilignes (entre la Bayette et le pont de la RD 1091).

La digue de la Croix du Plan constitue donc la tête amont du système de protection de la plaine de Bourg d'Oisans. Il s'agit d'un ouvrage essentiel dans la protection contre les crues de la Romanche.

La crue a subi de nombreuses attaques, des brèches se sont créées et des réparations ont dû être réalisées (entre 1860 et 1865, en 1911, en 1930, en 1962-1963 et en 1965-1966). Des rehausses de la digue ont également eu lieu au cours du temps (1900, 1930, de 1955 à 1962).

Plus récemment, en 2000, la digue a fait l'objet localement de confortements en pieds de berge par recharge en enrochements.

 

Le constat fait ces dernières années

L'Association Départementale Isère Drac Romanche (ADIDR), alors Maître d'Ouvrage, a lancé plusieurs études :

  • une étude d'inondabilité de la plaine de Bourg d'Oisans, en 2003-2004 (Hydratec), qui a mis en évidence les risques d'inondation en cas de possibles ruptures de digue (0,50 à 2 m d'eau dans la plaine);
  • une étude géotechnique en 2005 (Sage).

Le diagnostic de la digue a fait état des observations suivantes :

  • des talus relativement raides ;
  • une stabilité côté plaine non garantie, compte tenu de la raideur des talus et des caractéristiques mécaniques des matériaux ;
  • la digue est soumise à deux types d'attaque possible côté Romanche :
    • par des écoulements frontaux: ils viennent buter contre la digue avec un angle d'incidence. La digue subit alors une érosion par creusement ;
    • par des écoulements longitudinaux: ils s'effectuent tangentiellement à la digue. L'érosion se fait alors par frottement ;
  • les travaux réalisés par le passé ne permettent pas d'assurer une protection de la digue vis-à-vis des risques forts d'érosion externe.