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Le risque des Ruines de Séchilienne a été découvert en 1985. Premier garant de la sécurité publique, l'Etat a, dans un premier temps, pris des dispositions pour tenter de limiter le danger. Des études ont été lancées afin de mieux évaluer le risque (rapports Panet I et II) et des mesures de réductions de vulnérabilité ont été prises (merlon de protection, déviation de la Route Départementale, surveillance du versant, expropriation de l'Ile Falcon).
En 2004, le Préfet de l'Isère a été chargé de prendre les mesures nécessaires à la prévention et le cas échéant la gestion de crise des événements dits de "court terme". Les deux ministres chargés de l'équipement et de l'environnement ont confié cette mission (dite mission Huet) au Conseil Général des Ponts et Chaussées et à l'Inspection Générale de l'Environnement. Il s'agissait de déterminer les parades et solutions à apporter tout en intégrant une approche socio-économique.
En 2009, le collège d'experts a réexaminé, à la lumière de plus de 20 ans d'observations et de mesures, l'aléa en le revoyant à la baisse (Rapport Panet III ).
Enfin, en 2010, un rapport commandé par l'Etat et réalisé par un groupe d'experts indépendants a confirmé les études de réduction des aléas et propose plusieurs recommandations (Rapport Picquand ) .
Paralèlement, un merlon (=digue) de protection a été réalisé entre la Romanche et la route départementale 1091. Pour des raisons topographiques, il est implanté un peu en aval de l'axe de l'éboulement. Il n'est pas d'une efficacité complète pour un éboulement monophasé de 3 millions de m3 mais pourrait être utile en cas d'éboulements fractionnés.
La galerie de reconnaissance mesure près de 2 Km de long avec un diamètre de 3 mètres. Elle a été réalisée pour mieux connaître la géologie du versant et permettre d'évacuer un débit de 40m3/s.
En 1995, la « loi Barnier », relative au renforcement de la protection de l'environnement, est votée. Elle introduit la possibilité pour l'Etat d'exproprier des habitations exposées à un risque naturel majeur, lorsque les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent plus coûteux que les indemnités d'expropriation. L'expropriation de l'Ile Falcon a concerné quelques 94 maisons et établissements collectifs (une école, une papeterie, et une centrale EDF automatisée) soit plus de 300 personnes.