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Le risque d'éboulement des Ruines de Séchilienne, dans l'Isère, est connu de longue date et suivi avec une attention particulière de l'Etat depuis 1985. Il affecte le versant sud du Mont Sec, en rive droite de la Romanche à une quinzaine de kilomètres en amont de Grenoble.
L'éboulement est susceptible de couper la Route Départementale 1091 (Grenoble - Briançon par Bourg-d'Oisans et le Lautaret), située en fond de vallée, et surtout de barrer la vallée sur une hauteur importante. L'eau de la Romanche s'accumulant derrière ce barrage naturel créerait un lac, inondant un territoire plus ou moins étendu en amont.
Le danger principal résulterait, dans ce cas, de l'érosion du barrage improvisé : Une fois le barrage plein, la survèrse pourrait inonder très rapidement, selon le volume de la retenue, le bourg de Vizille, les plates-formes chimiques de Jarrie et Pont-de-Claix, voire dans les hypothèses les plus défavorables, l'agglomération de Grenoble (Scénarios étudiés par le rapport du conseil général des ponts et chaussées, Inspection générale de l'environnement dit "rapport Huet 2004").
Depuis 2007, le Symbhi a repris la maîtrise d'ouvrage des parades hydrauliques des Ruines de Séchilienne. Plusieurs études complémentaires ont été lancées et montrent que le risque semble avoir été sur-estimé.
Les paramètres remis en cause sont :
- L'hydrologie de la Romanche: Le pic de crue centennale a été dévalué de 880 m3/s à 550m3/s du fait de l'inondation de la plaine de Bourg d'Oisans dans l'état actuel (sans projet d'aménagement) et la prise en compte du rôle des barrages.
- Le comportement du barrage naturel: L'hypothèse d'une érosion rapide du barrage est remise en cause par les résultats des essais menés sur un modèle physique réduit.