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Il s'agit d'un site présentant des qualités compte tenu de l'intérêt des biotopes présents ou de ses caractéristiques paysagères ou esthétiques. Il peut s'agir également de terrains sans réelle valeur intrinsèque mais considérés comme fragiles parce que soumis à des pressions extérieures telles que l'urbanisation ou le tourisme intensif.
Pour visualiser le réseau des espaces naturels sensibles de l'Isère, cliquez ici !
Vous voulez connaître les arbres et les plantes de la vallée de l'Isère ? Cliquez ici !
Il existe de nombreux milieux naturels liés à l'Isère au sein de la plaine alluviale. Ces milieux subissent une certaine dégration du fait de l'endiguement de la rivière et des activités humaines mais ils présentent néanmoins un bon potentiel à mettre en valeur.
Quels sont les milieux liés à l'eau ?


Le réseau d'eau de surface se constitue de l'Isère, de ses affluents et des chantournes.
L'Isère est un milieu prioritaire :
Les affluents joue aussi un rôle important vis à vis de la faune :

L'Isère, du fait de son endiguement, n'inonde plus que très rarement sa plaine alluviale et se cantonne dans un seul chenal en eau. Dans ce chenal, se forment des îles et des bancs de graviers, de galets et de sable. Ces bancs ont tendance à se végétaliser et s'exhausser. La végétation que l'on y retrouve va des plantes pionnières comme le roseau commun, la petite massette ou le saule jusqu'aux boisements évolués comme la forêt dense à frênes et aulnes.
Le talus de la digue est le plus souvent boisé. Il constitue parfois même la seule frange de forêt de la plaine jouant ainsi un rôle dans le paysage et pour les loisirs (promenades). En outre, cet espace participe à la biodiversité offrant un habitat pour des espèces emblématiques comme le castor et le héron bihoreau et permettant le déplacement de la faune en formant un corridor biologique.

La forêt alluviale, n'étant plus inondée régulièrement par la rivière endiguée, est régie par la nappe. C'est cette même nappe qui intervient dans la compostion des groupements végétaux de la plaine. Son abaissement engendre donc un recul et un assèchement de la forêt alluviale. Cette tendance est accentuée par la pression humaine (agriculture, urbanisation...) : entre 1967 et 1991 sa superficie a diminuée d'environ 30 %.
Même si la forêt alluviale occupe une superfice peu importante (15 % du fond de la vallée), elle abrite la quasi-totalité des espèces végétales naturelles de la vallée et un trés grand nombre d'espèces animales.
Elle constitue un corridor biologique dans le fond de la vallée et un lieu de reproduction, de nourrissage et d'habitat pour de trés nombreuse espèces (pics, fauvettes, mésanges, loriots, hérons, chauves souris...) De plus, elle filtre les nitrates, phosphates et pesticides provenant des parcelles agricoles lors de pluies (ruissellement) et préserve ainsi la rivière d'une pollution trop importante.

Vestiges des marais tourbeux qui couvraient jadis le fond de la Vallée du Grésivaudan, quand l'Isère changeait régulièrement de lit, il reste à l'heure actuelle quelques marais (comme à Crolles par exemple) qui ne sont alimentés que par la nappe sous-jacente. Ils présentent une grande diversité faunistique et floristique avec des espèces protégées telles que la rainette arboricole, des papillons, des orchidées, le jonc aplati...
Tous les bras morts de l'Isère ont pratiquement disparu. On ne retrouve ces vestiges des anciens méandres de l'Isère qu'au niveau de Chapareillan et de l'Ile de Pichat. Ils dépendent, eux aussi, essentiellement de la nappe et présentent des peuplements de Characées (végétaux aquatique).
Enfin, il existe de nombreuses gravières, qui ont été creusées par l'homme, dans la vallée du Grésivaudan. Elles sont, elles aussi, alimentées par la nappe. Sans aménagment, leur potentiel biologique est faible car leurs berges, trop abruptes, ne peuvent accueillir de végétation.