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La coupure du méandre du bois français réalisée dans les années 1970 a provoqué un enfoncement du lit de l'Isère de plus d'1,4 m au droit des travaux, et de 80cm au pont de Brignoud, 6 km en amont. Elle n'est pas isolée : à Chapareillan, un ancien méandre est encore apparent sur les photographies aériennes. Il a été coupé lors de la construction de l'autoroute. D'autres peuvent être retrouvés sur toute la vallée.
EDF a construit une dizaine de barrages d'altitude, stockant plus de 800 millions de m3, et toute une chaîne de prises d'eau en rivière sur l'Arc et la Haute Isère. Tous ces aménagements modifient en partie le régime de l'Isère.
Si les barrages sont sans effets sur les grandes crues, les petites crues sont diminuées (on dit " écrêtées "). La rivière déplace de ce fait plus difficilement les bancs de galets qui auparavant étaient remobilisés à chaque crue. La végétation s'y développe, ils réduisent en partie la section du lit " mineur " (lit de la rivière entre les digues) et aggravent les problème d'inondation ou d'attaque des berges et des digues.
De même, les fortes variation de débit dans une même journée perturbent les poissons : il devient impossible pour eux de se reproduire, les zones de " frayère " pouvant être mises à sec chaque jour, ou au contraire lessivées par un débit important.