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La crue de 1859 est la crue importante la mieux connue : elle inonda toute la vallée y compris la ville de Grenoble, et grâce aux archives, son extension est bien connue. Mais elle est loin d'être la seule crue d'envergure dans les derniers siècles : entre 1524 et 1859, l'Isère a connu 12 crues supérieures à celle de 1859 ! Pour ces douze crues, les eaux sont montées de plus de 4 mètres au niveau du pont Marius Gontard à Grenoble, et pour 9 dentres elles, le niveau à augmenté de plus de 5 mètres ! Du seizième au dix-neuvième siècle, notre climat a connu une aire un peu plus humide qui explique en partie la fréquence de ces évènements catastrophiques.
En décembre 1651, un redoux inattendu suivi de pluies battantes provoqua une montée des eaux de 6,5m. Le Drac et Isère débordèrent tous deux. Même scénario en 1733 : " l'eau qui venait à gros bouillon par la porte de très cloître et de Saint-Laurent, eut bientôt rempli toutes les boutiques jusqu'au premier étage. L'Isère fit tomber trois maisons dans la rue Saint Laurent " rapporte le curé de Vourey.
Même si les crues les plus récentes, comme celle de 1859, sont de moindre importance puisqu'elles n'ont pas dépassé 3.50 mètres, certaines d'entre-elles ont provoqué des dégats considérables à l'échelle de la vallée. Elles sont à l'origine de différentes politiques de protection contre les crues menées en Isère depuis le XIXème siècle.